16 mars 2015

Angor

 
 
Par Franck THILLIEZ
Ce roman nous plonge dans les profondeurs de l'abjecte et de l'infâme, sur les traces de tueurs en série et de trafiquants de vies humaines. Ce n'est pas une mauvaise histoire mais je trouve que ce n'est pas aussi bien écrit, ni aussi bien mené que les romans de Maxime CHATTAM, qui reste mon auteur de thriller préféré.
Le point de départ est la quête de Camille THIBAULT, technicienne de la gendarmerie scientifique de Lille. Elle est greffée du cœur et éprouve le besoin viscéral de connaître son donneur, ce qui est parfaitement illégale puisque le don d'organe est anonyme et ultra confidentiel. Mais à cœur vaillant, rien d'impossible. C'est le cas de le dire.
En parallèle, La police criminelle du 36 quai des Orfèvres enquête sur un trafique d'êtres humains. Les deux enquêtes finissent par se rejoindre et la gendarme fait équipe avec les policiers.
Ce que je retiens de cette histoire c'est l'importance du don d'organe. Je pense que l'auteur veut sensibiliser ses lecteurs car le sujet est grave. Beaucoup de gens sont en souffrance à cause de maladies ou d'accidents pour lesquels un don d'organe est vital mais la pénurie d'organes disponibles entraine des décès et des situations des plus dramatiques pour des familles qui doivent affronter le deuil. Je suis pour le don d'organe et ma famille le sait. Mon point de vue est qu'une fois mort, c'est terminé. On ne ressent plus, on ne pense plus. Et préférer voir son corps se décomposer, manger par les vers comme on dit, plutôt que donner une chance de vivre à une ou plusieurs personnes, est totalement absurde. Sous le coup du choc d'une mort prématurée, les familles peuvent refuser le don d'organes par refus de profanation du corps, mais je trouve que cette réaction, sous couvert d'émotions violentes, est irrationnelle. Qu'un enfant meurt dans un accident de la route par exemple et c'est le drame. Des parents éplorés, ne sachant pas comment réagirent. Mais prenons le temps d'y penser à froid, sans implication émotionnelle et là on se rend compte que le don d'organe peut aider à faire son deuil, à rendre une mort accidentelle moins inutile ou moins incompréhensible. Comme un message du destin: certains meurent pour que d'autres vivent.

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